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TIZIANO TERZANI (1938-2004), BIOGRAPHIE

 

 

 

 

 

 

Un homme normal en voyage

Les célébrités m'émotionnent rarement, car ce qu’on raconte d’elles cache ou maquille bien souvent des côtés obscurs, mais encore plus leur triste banalité. Par contre, quand mon chemin croise celui de quelqu’un qui a su tirer de lui-même et de la vie tout le potentiel positif qui s’y trouve, alors je l’admire, non pas uniquement en tant que personne, mais surtout comme une réussite du genre humain, même si je ne partage pas forcément toutes ses idées. Et si les oeuvres d'une de ces personnes-là, journaliste, écrivain et philosophe aussi « international » que l’était Tiziano Terzani, sont délibérément ignorées par le monde de l’édition des pays francophones (sauf pour ses fameuses Lettres contre la guerre)* alors qu'elles ont un très grand succès, non seulement en Italie, mais en Allemagne, dans les pays de langue anglaise, au Japon et même en Turquie, et bien je me demande quelle est la raison de cet ostracisme. Quelqu’un relèvera-t-il le défi ?*

En attendant, voici,  en première, en langue française sur la Toile, la biographie de Tiziano Terzani. Biographie que j’ai pu écrire parce que j'ai lu presque tous ses livres, ceux d’Angela Terzani Staude, l'ensemble de la multitude d'informations recueillies sur son site officiel qui ouvrira bientôt une page internationale, et sa biographie, en italien, sur Wikipédia.

 


Journaliste, grand reporter, écrivain, philosophe ou … voyageur ? Résumer la vie de Tiziano Terzani est une entreprise difficile, car, comme il le disait, « ma vie a été un tour de manège, j’ai eu une chance incroyable et j’ai beaucoup changé. » Cependant, on y retrouve deux constantes : Angela Staude, la compagne de toute une vie, et l’Asie.


Tiziano Terzani naît le 14 septembre 1938 dans un quartier populaire de Florence. De parents pauvres, il est tout d’abord destiné à devenir mécanicien. Mais, sur le conseil d’un maître, ses parents, au prix de grands sacrifices, lui font poursuivre ses études.

 

L'enthousiasme

Son goût du voyage naît à 16 ans, quand après avoir lavé la vaisselle dans un hôtel suisse où il était parti apprendre le français, il fait un tour en Europe en autostop.

A 17 ans, il rencontre Angela Staude, fille d'un peintre allemand, élevée à Florence dans la société surannée des artistes étrangers.

Devenir journaliste, il n’y pense pas le moins du monde. Malgré le « sens du pouvoir » déjà pressenti alors, quand, le dimanche, en courant d’un endroit à l’autre sur la vespa de son grand-père, il faisait la chronique des courses à pied pour un journal local, il n’éprouve aucune estime pour ce « métier de merde, bon pour ceux qui rataient leurs études et jouissaient de recommandations ». 
Quand arrive le moment d’entrer à l’université, c’est le droit qu’il choisit, parce qu’il est pauvre et qu’il veut défendre les pauvres contre les riches, parce qu’il est faible et qu’il veut défendre les faibles contre les puissants. Brillant élève depuis toujours, il gagne une bourse d’études sur concours public qui lui permet d’entrer au Collegio medico-giuridico, une des sections, jusqu'en 1967, de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure de Pise, qui, à l’époque mais encore aujourd’hui, forme l'élite italienne et vante de nombreux Prix Nobel. En 1961, il en sort docteur en droit avec les félicitations du jury. Il part avec Angela pour étudier à l’Université de Leeds, mais ils rentrent quelques mois plus tard à cause des problèmes de santé de celle-ci.

 

Les premiers voyages

En 1962, il entre chez Olivetti, épouse Angela Staude et, en 1965, il met pour la première fois les pieds en Asie, au Japon, où on l’envoie pour tenir des cours de formation. Devenu chasseur de tête de cette entreprise à l’avant-garde dans le domaine de l’informatique, il habite pendant un certain temps au Danemark, au Portugal, à Francfort et en Hollande. Il devient même chef du personnel étranger, mais pour quelqu’un qui a fait siens tous les enthousiasmes de l’époque, de Gandhi à Mao, devoir licencier ou enquiquiner le met très mal dans sa peau, même si la Olivetti de l'époque avait pour priorité les secteurs social et culturel. 
On l’envoie en Afrique du Sud. De retour en Italie, il écrit ce qu’il a vu, un premier article sur l’apartheid, publié par un hebdomadaire de gauche, l’Astrolabio, article qui scandalise, suscite les protestations de l’ambassade sud-africaine à Rome, mais remporte un franc succès.

Avec leurs économies, les Terzani construisent leur maison dans la vallée de l'Orsigna, dans les Apennins tosco-émiliens, qui plus qu'un lieu de vacances se transformera bien vite en maison-racines.

 

Une chance et les débuts du journalisme

En 1966, toujours pour recruter des grosses têtes, on l’envoie à une rencontre des jeunes managers européens à l’université américaine de Bologne où on parlait du Vietnam. Il n’est là que pour écouter, scruter, mais au lieu de cela il prend la parole et fait un grand discours anti-américain. A la fin, un monsieur s’approche et lui demande pourquoi il est aussi anti-américain ? « Sans doute parce que je ne connais pas l’Amérique », répond-t-il, « je n’y suis jamais allé ». Cette réponse lui vaut une bourse d’étude de 2 ans à la Columbia University. « Est-il possible que la vie dépende d’une seule réponse ? » se demandera-t-il plus tard. Car sa vie va changer.

Il quitte Olivetti et, en 1967, il part avec sa femme pour New York. Il y étudie le chinois et la culture chinoise.

En 1968, à New-York comme à Paris, le monde est en ébullition. Et Terzani commence à écrire à propos de l’Amérique, des élections, des noirs, du mouvement de protestation contre la guerre du Vietnam, de la marche sur Washington et des assassinats de Robert Kennedy et Martin Luther King, etc. Il envoie un article par semaine à l’Astrolabio et fait même un stage au New York Times. 
En 1969 il obtient un master en affaires internationales. Les Terzani rentrent en Italie en septembre, quelques semaines après la naissance de leur premier enfant, Folco.

Après un stage de dix-huit mois auprès du quotidien milanais Il Giorno, (durant lequel naît sa fille Saskia, en mars 1971), Terzani fait le tour des principaux journaux et périodiques européens pour leur offrir ses services comme…. correspondant en Asie. Il finit par être engagé par Der Spiegel,dont il sera le correspondant en Asie pendant plus de trente ans.

 

L'Asie : les premiers pas de l'écrivain

En décembre 1971, il part pour Singapour où sa femme et ses deux enfants le rejoignent quelques mois plus tard. Durant les années qui suivent, Terzani suit, à Saigon mais aussi dans toute l’Indochine, les phases décisives de la guerre du Vietnam, jusqu’à la chute de Saigon et la prise du pouvoir par les communistes, expérience qui donne naissance à ses deux premiers livres en 1973 et 1976, réunis aujourd'hui en un seul volume. Pelle di Leopardo et Giai Phong! La liberazione di Saigon (La Chute de Saigon 30 avril 1975) sont écrits avec un enthousiasme partisan qu’il dénoncera lui-même quelques années plus tard, horrifié par le régime de répression instauré ensuite dans le pays pacifié.

En 1975, il est également l’un des seuls journalistes étrangers à ressortir vivant du Cambodge après la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges de Pol Pot.

Afin de se rapprocher de la Chine qu’il continue à admirer et où il désire ardemment pouvoir se rendre, il se transfert à Hong-Kong où, avec sa famille, il reste pendant quatre ans.

 

Enfin la Chine !

En 1979, finalement, il fait parti du premier groupe de journalistes étrangers autorisé à y entrer. Il s’installe à Pékin, y fait venir sa famille. Là, malgré les appareils d’écoute qui truffent les appartements des étrangers, le personnel de maison qui a l’obligation de rapporter tous vos faits et gestes et faire la liste de qui vous recevez, Tiziano et Angela Terzani, qui parlent déjà le chinois, font tout pour s’intégrer : ils adoptent « l’uniforme » chinois, mangent comme les Chinois, se déplacent à bicyclette comme des Chinois, montent dans les mêmes trains que les Chinois et envoient même leurs enfants dans une école chinoise. Ceci leur permet d’entrer directement en contact avec les gens, de voyager sans se faire remarquer et d'échapper à la surveillance continuelle, de pénétrer dans les villes interdites aux étrangers. C’est durant ce séjour que Terzani retourne au Cambodge après l’invasion vietnamienne et qu’il raconte dansHolocaust in Kambodscha (1981) l’ampleur des horreurs qu’il découvre.

Mais, à Pékin, les choses se gâtent, on n’aime ni les libertés qu’il se prend, ni les vérités qu’il écrit. En février 1984, Terzani est arrêté, son appartement est perquisitionné, il est interrogé, mis au secret, rééduqué pendant un mois, et ce n’est que grâce au remue-ménage que fait sa femme (rentrée à temps à Hong-Kong) auprès des ambassades, qu’il est simplement expulsé. L’article qu’il écrit, dès qu’il rentre à Hambourg au siège de Der Spiegel où on l’a convoqué, est tellement incroyable pour l’Occident que la collaboration entre le journaliste et l’hebdomadaire frise la rupture. La même année, il publie La porta proibita (la porte interdite, ndr.), où, à travers le récit de ses nombreux voyages dans cette Chine qu’il aime profondément et de ce qu’il reste de ses merveilles et de sa culture, il dénonce les terribles contradictions du socialisme maoïste. (Voir également le journal écrit par sa femme et publié sous le titre de Giorni cinesi.)

 

La déception japonaise

Tiziano Terzani est envoyé au Japon et s’installe avec sa famille à Tokyo. Il y restera cinq ans, jusqu’en 1990. C’est la période la plus déprimante de sa vie. Bien qu'ayant appris le japonais, il se trouve terriblement mal dans cette société si bien réglée, si efficiente, mais privée d’humanité, où on a piétiné toute une culture ancestrale au nom du dieu « économie ». La sanctification de la culture du détail, du petit, l’étouffe parce qu’il vient d’un pays, la Chine, où « tout est grand,la Muraille, les dimensions, la tragédie, les famines et les assassins, mais aussi l’esprit des hommes et la culture ! » En fait, c'est sa femme, Angela, qui racontera le Japon dans Giorni giapponesi. Lui, il n'y fera allusion que des années plus tard, quand il publiera In Asia. Il en profite pour explorer les alentours, les Philippines en particulier, mais aussi le grand voisin russe, sibérien.

Dès le milieu des années 80 il collabore avec la presse italienne comme Il Corriere della SeraLa Reppublica et L'Espresso, mais aussi avec la radio et la télévision suisse italienne.

Ce séjour japonais plus qu'aride, ce pays qui semble le prendre à rebrousse-poil a-t-il une influence sur lui ? Toujours est-il qu’il se réfugie à Bangkok. Après cinq ans d’asepsie sans âme, il a besoin de la chaleur des tropiques, de ses odeurs. Et Der Spiegel, une fois encore, lui offre l'opportunité de suivre de près tout ce qui se passe dans l’ensemble des pays d’Asie.

 

L'écrivain affirmé

En août 1991, alors qu’il se trouve sur la rive russe du fleuve Amour avec une délégation soviéto-chinoise, le putsch anti-Gorbatchev éclate à Moscou. Au lieu de se précipiter dans la capitale où il est probable qu’il n’apprendra rien de plus, il voyage pendant deux mois à travers la Sibérie et les Républiques soviétiques de l’Asie centrale et du Caucase, afin d'essayer de comprendre comment y est perçue la fin de l’empire soviétique. Il le raconte dans Buonanotte Signor Lenin (1992) pour lequel il reçoit le Thomas Cook Award, prix anglais qui récompense la littérature de voyage.

Puis il se souvient de la prédiction que lui a faite un devin durant son premier séjour à Hong-Kong : « Attention ! En 1993, vous courrez le risque de mourir. Cette année-là, ne volez pas, ne prenez jamais l'avion. » Alors il part pour un an à travers l’Asie, en train, en bateau, en taxi, à pied, sans jamais monter dans un avion. Pour un grand reporter, c’est prendre, à chaque fois, une mesure de retard. Mais non, Der Spiegel le soutient, une fois encore, et, en 1995 paraît le fascinant récit de ce voyage dans Un indovino mi disse (Un devin m'a dit), son chef d’œuvre, …. mais qui l’éloigne du journalisme, car en retournant à « la vie au ras du sol » il a retrouvé « l’Asie pour laquelle il avait voulu partir en Asie, celle des superstitions, des histoires fantastiques, des traditions. »

Au terme de son voyage, cependant, déjà rentré en Thaïlande, il a suivi, sans intention particulière, un cours de méditation tenu dans le calme des montagnes par un ancien agent de la CIA : « Il y avait des années que je vivais en Asie, achetant des Bouddha ici et là, et je ne m’étais jamais demandé ce qu’il faisait là, celui-là, assis les yeux fermés et les mains sur le ventre ». Et cette question, l’agnostique convaincu qu’il est se la pose. Terzani ne deviendra jamais un grand expert de la méditation, il n'embrassera aucune religion, mais cette semaine de silence bouscule son regard sur la vie, sa philosophie.


L'Inde

De l’Inde, il en rêvait depuis des années, depuis qu’il avait découvert Gandhi. En 1994, quand le poste de Delhi se libère, il le revendique et s’y installe, même si à la fin d’une carrière brillante comme la sienne et à plus de 50 ans, on vous offre plutôt Washington. Mais il commence à raconter une Inde qui ne plaît pas à Der Spiegel, qui préfère entendre parler de modernisation, de grand marché du futur, des experts en informatique de Bengalore. Ce que Terzani voit, cependant, c’est un pays immortel où il est encore terriblement difficile d’obtenir une ligne de téléphone, où on adore encore les rats, et où, » dans le Temple à la vulve sur les rives du Brahmapoutre, - fleuve « masculin » -, on entre par une galerie souterraine qui arrive à une vulve immense, en pierre, dont on conserve l’humidité à l’aide d’un chiffon rouge, et où dans un odeur de fleurs pourries tout le monde va prier pour la fertilité. » 

« Il faut dire, - afin qu’on ne se fasse pas d’idées fausses, - », précise Terzani au cours d'un dialogue avec son fils, « que nous, toi et moi, nous aimons l’Inde parce qu’en Inde, nous avons trouvé, non pas « la » réponse, mais une occasion. Il ne faut surtout pas que nous donnions aux gens l’idée qu’il est nécessaire d’aller en Inde pour éprouver tout cela [trouver le fil de sa vie, ndr], autrement, on finit par créer des bandes d’asociaux qui vont uniquement se perdre dans un peu de drogue. Le monde est plein d’occasions, Folco, quand on pense à notre passé, à notre culture. »

En 1997, au cours d’un voyage de Calcutta en Italie, Terzani ressent les premiers symptômes qui aboutissent à un diagnostic de cancer. A Orvieto, il reçoit le prestigieux Premio Luigi Barziniréservé aux envoyés spéciaux.

En 1998, il va se faire soigner à New York et part ensuite pour un long périple en Asie à la recherche des médecines alternatives. Il publie In Asia, un large choix parmi tous les articles publiés dans Der Spiegel au cours de sa carrière. Un concentré qui, en quelque sorte, résume les multiples réalités, historiques, culturelles et économiques de ce continent, mais surtout raconte les évènements, les situations, les aspects et les détails les plus méconnus. 
L'Inde, avec son développement ambigu et sa bombe atomique, en contradiction avec « la bombe atomique morale » qu'elle a toujours été, est sa dernière déception. A la recherche de lui-même, il se retire, loin du monde et seul cette fois, dans une cabane sur les pentes de l'Himalaya, n'en descendant que pour passer des contrôles médicaux à New York et les étés en famille, à Orsigna.


Le philosophe

Si le 11 septembre 2001 est une date-rupture pour le monde entier, elle l'est également pour Terzani. Incapable de rester indifférent, il ne repart pas en Inde immédiatement mais se rend au Pakistan et en Afghanistan. Pour répondre aux invectives anti-islamistes d’Oriana Fallaci, il intervient dans le débat sur le terrorisme et, en mars 2002, il publie Lettere contro la guerra (Lettres contre la guerre), adressées à son petit-fils, Novalis. Ce livre, de par son contenu assez fort mais honnête, est boycotté par tous les éditeurs de langue anglo-saxonne. L’ambassade des Etats-Unis à Rome élève même une vive protestation. Pour contraster cette « censure », Terzani paie de sa poche la traduction de son livre en anglais et la metgratuitement à disposition sur Internet, affirmant ainsi la liberté absolue de ses propres opinions. De façon assez curieuse, c’est en Inde justement que circule la première copie en anglais. Terzani en personne racontera cet épisode, amusé, comme preuve que la censure ne peut rien contre la liberté de savoir, répétant ce que sa longue carrière de grand reporter lui a appris, c’est-à-dire que « les faits sont un voile derrière lequel on cache les vérités ». La soif de vérité fait le reste et son livre est traduit en plusieurs langues.

Dès lors, il partage son temps entre un pèlerinage de paix à travers les écoles et les réunions publiques, et sa retraite sur l’Himalaya.

En 2004 sort Un altro giro di giostra – Viaggio nel male e nel bene del nostro tempo (Un autre tour de manège - Voyage dans le mal et le bien de notre temps, extraits en français ici), livre dans lequel Terzani raconte la façon dont il a réagi à son cancer, se tournant tout d'abord vers les techniques de la médecine occidentale la plus moderne mais sans humanité, puis, au cours d'un long voyage, vers la médecine alternative qui le conduit aux Philippines, au Japon, en Inde, en Californie, etc. : « Voyager avait toujours été ma façon de vivre, et maintenant, j’avais pris la maladie comme un autre voyage, un voyage involontaire, imprévu, pour lequel je ne disposais d’aucune carte géographique, auquel je ne m’étais pas préparé, mais qui, de tous les voyages que j’avais faits jusqu’alors, était le plus difficile, le plus intense. »


Terzani passe les derniers mois de sa vie à Orsigna, dans le petit gompa tibétain qu'il a fait construire au fond du jardin de sa maison-racines. Il « quitte son corps », suivant l'expression qu'il aimait, le 28 juillet 2004, à 65 ans.

Ses dernières mémoires sont enregistrées dans une très belle interview à la télévision suisse italienne intitulée Anam, il senza nome (2005 disponible également en DVD), et dans son livre posthume sorti en mars 2006, La fine è il mio inizio, (la fin est mon commencement, publié en juin 2008)), où il referme le cercle d'une vie très dense dans un long dialogue avec son fils Folco, invitant les jeunes à faire comme lui, à avoir de l'imagination, à s'inventer une vie passionnante, divertissante comme l'a été la sienne, à ne pas suivre les filières toutes tracées par l'économie.

 


P.S. Premio Terzani : créé en 2005, ce prix littéraire international, est attribué, à l'auteur d'une oeuvre (essai ou reportage), à condition qu'elle soit traduite en italien, qui affronte les thèmes de la confrontation, des relations et des conflits qui naissent de la rencontre de cultures différentes, avec une attention particulière sur le rapport Occident/Orient". 
En 2005, il a été attribué à François Bizot pour son livre Le Portail, en 2006 à Jonathan Randal pour son livre Osama (en angl. et en it.), en 2007 à la mémoire d'Anna Politkovskaïa, et en 2008 a Fabrizio Gatti pour son livre Bilal sur la route des clandestins.

 

 

 


* Mise à jour du 12 juin 2008
 : en France les Editions Intervalles et Les Arènes commencent à s'intéresser à Terzani. "La fin est mon commencement" vient de sortir (lien plus haut). Voir aussiIndia Notes, un livre de photo dont le texte est de Tiziano Terzani. D'après ce que m'a écrit Armand de Saint Sauveur, l'éditeur des Editions Intervalles, il est prévu de traduire toute son oeuvre. Donc à suivre : cette biographie sera mise à jour au fur et à mesure.

 

Mise à jour du 18 juin 2010 : "Un devin m'a dit" vient de re-sortir en français aux Editions Intervalles

 

 

 

 

 



23/07/2012
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